Les mots “fécondation in vitro” (FIV) vous font-ils frémir ? Eh bien, il n’y a rien à craindre : la FIV existe depuis plus de 45 ans et est aujourd’hui l’une des techniques de procréation médicalement assistée les plus abouties au monde, avec des taux de réussite atteignant 70 % par cycle en Espagne.
Les avancées médicales et technologiques — notamment l’intelligence artificielle, le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI/PGT) et les systèmes d’incubation time-lapse — ont profondément transformé la FIV en Espagne, faisant du pays l’une des premières destinations mondiales pour la procréation assistée.
FIV signifie littéralement “fécondation dans le verre”, mais le processus a bien évolué : les embryons se développent aujourd’hui dans des incubateurs de haute précision permettant une surveillance continue sans perturbation. Concrètement, l’ovule est fécondé avec le sperme en laboratoire, puis le meilleur embryon — sélectionné grâce à des algorithmes d’IA dans certaines cliniques — est transféré dans l’utérus de la femme. L’ensemble du processus, jusqu’au stade du transfert d’embryon, prend généralement trois à quatre semaines.
Si, après une première consultation (bilan et diagnostic), votre spécialiste détermine que la FIV est la meilleure solution pour vous, voici les 8 étapes du traitement par FIV :
Voici les détails étape par étape :
Étape 1 : Début du traitement
Pendant un cycle menstruel naturel, les hormones de l’hypophyse — l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone folliculo-stimulante (FSH) — coordonnent la croissance et la libération d’un seul ovule à partir d’un follicule ovarien. L’ovulation est déclenchée par un pic de LH environ deux semaines avant le début des règles.

Au cours d’un cycle de FIV en Espagne, l’objectif est d’obtenir plusieurs ovules matures simultanément grâce à des injections de FSH, combinées à une injection de déclenchement. Cela nécessite une “suppression hypophysaire” pour éviter une ovulation prématurée.
En 2026, le protocole antagoniste court (suppression hypophysaire après le début de la stimulation) est devenu le protocole de référence dans la plupart des cliniques espagnoles, en raison de sa durée réduite (environ 14 jours) et d’un risque moindre de syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO) par rapport au protocole long. Le protocole long reste toutefois utilisé dans certains cas spécifiques.
Votre spécialiste sélectionnera le protocole le mieux adapté à votre profil hormonal, notamment en se basant sur votre bilan de réserve ovarienne (AMH, compte des follicules antraux).
Votre coordinatrice de fertilité vous fournira un calendrier personnalisé de traitement et vous montrera comment administrer vos injections quotidiennes de FSH à domicile. De nombreuses cliniques proposent désormais un suivi par application mobile pour faciliter la gestion des médicaments et des rendez-vous.
Étape 2 : Stimulation des ovaires
Cette étape consiste à stimuler les ovaires avec des médicaments pour favoriser la croissance simultanée de plusieurs follicules. La stimulation est réalisée par des injections quotidiennes de FSH pendant 9 à 14 jours, à une dose légèrement supérieure à la production naturelle de la femme. Le but est d’obtenir entre 8 et 15 follicules matures pour maximiser les chances de succès.
La réponse ovarienne est surveillée par des échographies et des dosages hormonaux réguliers. La plupart des patientes s’administrent elles-mêmes leurs injections ou avec l’aide de leur partenaire, limitant ainsi les déplacements à la clinique. Les cliniques espagnoles proposent de plus en plus un suivi hybride : consultations en présentiel pour les échographies, et téléconsultations pour les ajustements de protocole.
Étape 3 : Déclenchement de l’ovulation
La phase de stimulation ovarienne se termine lorsque les échographies confirment que le nombre et la taille des follicules sont adéquats. Les injections de FSH et l’antagoniste de la GnRH sont alors arrêtées. Votre coordinatrice vous indiquera l’heure précise à laquelle administrer l’injection de déclenchement : une injection d’hCG (gonadotrophine chorionique humaine) ou, de plus en plus souvent, un agoniste de la GnRH, qui présente un profil de risque plus favorable pour éviter le SHSO.
Le prélèvement d’ovules a lieu 34 à 36 heures après cette injection. Le timing est crucial : notez soigneusement l’heure indiquée par votre clinique.
Étape 4 : Prélèvement d’ovules et collecte de sperme
Le prélèvement (ou “ponction ovocytaire”) est réalisé sous sédation légère par votre spécialiste. Une sonde vaginale guidée par échographie, munie d’une fine aiguille, permet d’aspirer le liquide folliculaire de chaque follicule. Ce liquide est immédiatement analysé en laboratoire pour identifier les ovules.

La procédure dure entre 20 et 30 minutes selon le nombre de follicules. Après le prélèvement, un repos d’une heure est recommandé avant de rentrer chez vous. Il est conseillé de prendre une journée de congé et d’éviter tout effort physique intense.
Le jour du prélèvement, votre partenaire (ou le donneur de sperme, le cas échéant) fournit son échantillon de sperme directement à la clinique. Il est également possible de produire l’échantillon à domicile ou d’utiliser un échantillon préalablement congelé. Dans les cas d’azoospermie, une biopsie testiculaire (TESA/TESE) peut être réalisée le même jour.
Étape 5 : Fécondation (ICSI) et développement de l’embryon
En Espagne, la technique ICSI (Injection Intra-Cytoplasmique de Spermatozoïde) est désormais utilisée dans la grande majorité des cycles de FIV, y compris pour les paramètres spermatiques normaux. Elle consiste à injecter directement un spermatozoïde sélectionné dans l’ovule, offrant un taux de fécondation généralement compris entre 70 et 80 %. Les ovules fécondés (zygotes) sont ensuite placés dans un incubateur de type time-lapse, qui permet une surveillance continue du développement embryonnaire sans perturber l’environnement.

Un embryologiste vous contactera pour vous communiquer les résultats de la fécondation, généralement le lendemain. Les embryons sont ensuite cultivés jusqu’au stade blastocyste (jour 5 ou 6), ce qui permet de sélectionner les embryons les plus viables. Certaines cliniques espagnoles utilisent désormais des algorithmes d’intelligence artificielle pour scorer la qualité embryonnaire et améliorer la sélection du meilleur embryon à transférer.
Si votre spécialiste le recommande, un Diagnostic Génétique Préimplantatoire (DPI-A / PGT-A) peut être réalisé à ce stade pour analyser la composition chromosomique des embryons. Cela est particulièrement conseillé pour les femmes de plus de 37 ans, les antécédents de fausses couches à répétition ou d’échecs d’implantation. Avec PGT-A, les taux de succès peuvent atteindre 80 % par transfert.
Étape 6 : Transfert d’embryons
Le transfert d’embryon a lieu généralement au stade blastocyste (jour 5 ou 6 après la ponction), ou peut être différé dans le cadre d’un transfert sur cycle congelé (TEC) — une approche de plus en plus fréquente en Espagne, qui permet de laisser l’endomètre récupérer et optimise les conditions d’implantation. L’embryon est placé dans un fin cathéter introduit à travers le col de l’utérus : le geste est rapide (quelques minutes) et généralement indolore.
En règle générale, un seul embryon est transféré (SET – Single Embryo Transfer), conformément aux recommandations actuelles pour réduire les risques de grossesse multiple. Le transfert de deux embryons ne reste envisagé que dans des cas exceptionnels, selon votre âge et l’historique de vos cycles.
Les embryons surnuméraires de bonne qualité peuvent être vitrifiés (congélation ultra-rapide) pour être utilisés lors de cycles ultérieurs. Cette option est disponible pour toutes les patientes en traitement de FIV en Espagne, en FIV en Turquie, ou encore à Chypre pour une FIV avec DPI. Les taux de grossesse avec embryons vitrifiés sont aujourd’hui équivalents, voire supérieurs, aux transferts en cycle frais.
Étape 7 : Phase lutéale
La phase lutéale est la période de deux semaines entre le transfert d’embryon et le test de grossesse. Pendant cette période, il est essentiel de prendre soin de vous : repos relatif dans les 24 à 48 heures suivant le transfert, alimentation équilibrée, hydratation et gestion du stress. La sophrologie et la méditation, de plus en plus intégrées dans les parcours de FIV espagnols, peuvent être d’une aide précieuse.

La supplémentation en progestérone débutée après la ponction peut provoquer fatigue, nausées, crampes et ballonnements. Ces effets sont normaux. Si vous ressentez une gêne importante, n’hésitez pas à contacter votre coordinatrice de fertilité. Des saignements légers peuvent survenir avant le test de grossesse sans signifier que le traitement a échoué : continuez votre traitement jusqu’à réception des résultats du test sanguin.
Étape 8 : Test de grossesse
Le test sanguin de grossesse (dosage de la β-hCG) est réalisé environ 14 jours après le transfert d’embryon. Votre coordinatrice de fertilité vous contactera pour vous communiquer les résultats et vous guider sur les prochaines étapes : suivi échographique, consultation obstétricale ou, le cas échéant, préparation d’un nouveau cycle.
Cette période d’attente, souvent appelée la “two-week wait”, peut être émotionnellement éprouvante. N’hésitez pas à solliciter votre clinique pour un soutien psychologique : l’accès à des conseillers spécialisés en parcours PMA fait aujourd’hui partie intégrante de l’accompagnement proposé par la majorité des cliniques de fertilité espagnoles.
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